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Julien Farinella

julien@art-i.be

www.art-i.be

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Lyrics

  • 01  •  Intro
  • 02  •  Rien de nouveau sous la pluie
  • 03  •  L'homme ne sait pas ce qu'il veut
  • 04  •  Sur terre en vacances
  • 05  •  Les Escargots-DF
  • 06  •  C'est Grillé
  • 07  •  En R'tard
  • 08  •  Interlude
  • 09  •  La Folie des Glandeurs
  • 10  •  C'est Bon
  • 11  •  Mamy Blues
  • 12  •  Natural
  • 13  •  « 22 » Fais tourner !
  • 14  •  Zion
  • 15  •  Soirée Mousse
  • 16  •  On remet les Pendules à l'heure
  • 17  •  Le P'tit Dylan

Intro

Une intro qui fait bouger les têtes
Boum ! C’est l’album, achetez-le, qu’on puisse payer nos dettes
Ah ah (humour), des good vibes,
On ne changera pas le monde ni la connerie humaine avec nos bouts de phrases

Nos phrases mises bout à bout bon, c’est un début de trouvaille
On lutte contre le retard mais c’est de l’abus de pouvoir
On a le son pour ceux qui ont raté l’heure d’été,
Ceux jamais en avance donc ceux qui ont perdu leur métier

On s'en fout de qui t'es, que tu manges halal, casher ou bien du cochon
On vient raconter nos conneries et se faire péter du gros son
Amigo, j’ai ce qu'il faut pour te relaxer
T'auras l'accent de Liège, une bonne occas’ pour retarder ta Rolex

C’est vrai qu’on aura l’excès de temps,
Quand on fera du rap sans dent, transcendant, bref après soixante ans,
Ca fait que pour l’instant, on s’installe en vitesse,
En freestyle ou petite fête, un sound system à 6 têtes

Rien de nouveau sous la pluie

Allez « houp » on se pousse,
Y’a rien de nouveau sous la pluie, mais la pluie dans ce pays, elle est douce
Allez « houp » on se bouge, vite fait
J’veux pas brusquer le truc mais il fait frisquet je trouve

Y’a pas de news sous la drache, à Liège
La vie se passe, tous se baladent toujours sur la batte,
Se poussent, sont presque tous prêts à se pisser dessus
Et certains tètent leur Jup’ jusqu’à en aspirer le jus

Belgique, reine de la bière,
Baronne de la frite, des barlos et des ulcères
Si tu veux marcher, il y a les RAVeLS, il y a même la mer pour pas cher
Par chez nous, c’est très clair, tu dis une chose et son contraire, et c’est pas chelou !

Compartiendo vibra con mi gente, en este reino creando el presente
[Partage de vibrations avec les miens, dans ce royaume on crée le présent]
El sol brilla solo en las mentes, pequeno pais con corazon potente
[Le soleil brille seulement dans les esprits, petit pays au cœur puissant] (2x)

Todos unidos en este vacilon, en este pais con mas cervezas que sol
[Tous unis dans cette Java, dans ce pays avec plus de bières que de soleil]
Celebrando mi gente su mente y su valor
[Je célèbre les miens, leur esprit et leurs valeurs]
Xamanek Les R’tardataires representando la Union
[Xamanek, Les R’tardataires représentent l’Union]

Toujours la même, et toujours à la bière spéciale
Et sur 30.000 km², on parle 3 langues officielles
Nos villes sont sales, aussi grises que notre ciel
Alors on se pète à la Duvel et à la plante médicinale

Toujours la même, ce gamin qui pisse, la famille royale
Le roi, la reine et le reste qui ne servent à rien mais qu’on paie quand même
Des autoroutes vides qu’on peut voir de la Lune en navette spatiale
Un gouvernement qui nous fait ses crises existentielles

Toujours le même sens de la fête, toujours le même sens de l’accueil, ça bouge !
Les structures se montent pendant que les usines ferment et puis
On se sert les coudes comme d’hab’, pas du genre à tirer la gueule
Toujours la même la routine man, rien de nouveau sous la pluie

Compartiendo vibra con mi gente, en este reino creando el presente
[Partage de vibrations avec les miens, dans ce royaume on crée le présent]
El sol brilla solo en las mentes, pequeno pais con corazon potente
[Le soleil brille seulement dans les esprits, petit pays au cœur puissant] (2x)

La lluvia me cae sobre la frente, relajo y refresco en la mente,
[La pluie me tombe sur le front, détente et rafraîchissement dans mon esprit]
Limpieza de mi corazon caliente, cada dia que pasa, la vida se mantiene
[Nettoyage de mon cœur bouillant, chaque jour qui passe, la vie reste la même]

Alors on sort nos gabardines ça va barder, on va faire au cas par cas
On part chaparder deux, trois indices au bar là-bas
« La Belgique c’est pourri mais ça pourrait être pire »
Quand j’entends ça, j’ai envie de vous dire que j’ai envie de rire, qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

M’font bien marrer ces gens jamais contents
« J’admets que de mon temps, il y avait beaucoup moins d’immigrés mais beaucoup plus de flamands »
M’sieur, vous devriez vous enterrer avec votre famille
Dans un bunker de fin du monde afin de vivre en autarcie

Mais oui, y a que ça de l’ouverture d’esprit en Belgique
Plutôt que de claquer mon fric à Madrid dans un hôtel chic,
Je vais aller dorer à Knokke, skier à la baraque
Fritures achetées au snack puis j’irai déguster de la bière en bac…

Compartiendo vibra con mi gente, en este reino creando el presente
[Partage de vibrations avec les miens, dans ce royaume on crée le présent]
El sol brilla solo en las mentes, pequeno pais con corazon potente
[Le soleil brille seulement dans les esprits, petit pays au cœur puissant] (2x)

L'homme ne sait pas ce qu'il veut

La jalousie est un vilain défaut, mon enfant
Il te faut t'en défaire, tenter de faire des efforts
T’arrive même malgré ta santé de fer, mon enfant
A t'en faire constamment, elle t'enferme, c'est frustrant

Onanaoo, on ne sait pas ce qu'on veut, man
La femme veut changer l'homme et l'homme lui veut changer de femme
Onana l'autre, on passe son temps à l'envier
Dans les têtes, c'est la zizanie depuis des milliers d'années

On sait ce qu'on veut mais quand on l'a, on n'est pas content
On râle quand il pleut mais s'il fait trop chaud on n'aime pas le beau temps
On voudrait plus, on voudrait mieux mais mieux vaut perdre ton temps
Bêtement, que de t'acharner dans cet entêtement

C'est pas nouveau ça,
On veut pareil que le voisin donc on a des vues sur la voisine
C'est ce qu'il nous faut ça,
Le même jouet que le frangin et même le même que la frangine

Toi t’es célibataire, tu ferais n'importe quoi pour te caser
Toi t’es casé, tu ferais n'importe quoi pour casser
Tu t'achètes une nouvelle tire, t’hésites, tu la prends en noir man
Normal, tu croises la grise et tu te dis qu'elle était vraiment pas mal

Tu vas au restaurant et tu commandes un plat
Mais tout bien pesé, tu veux l'assiette du gars en face de toi
Sa salade est plus verte, son odeur, elle est meilleure
En fait j’voulais pas de steak, j’voulais comme lui, c'était une erreur

Onanaoo, on ne sait pas ce qu'on veut, man
La femme veut changer l'homme et l'homme lui veut changer de femme
Onana l'autre, on passe son temps à l'envier
Dans les têtes, c'est la zizanie depuis des milliers d'années

Tout le monde veut fumer l'herbe de son voisin
Tout le monde veut grailler dans son barbecue
Tout le monde veut fumer l'herbe de son voisin
Tout le monde veut grailler dans son barbecue

Sur terre en vacances

Hé cousin, je t’explique la situation sans trop te faire de détails
Sans en faire des tonnes, bien plus dangereuse qu’une étoile
J’voudrais pas te gâcher les vacances mais,
Si tu veux revenir en un morceau prend l’apparence humaine

Et laisse tomber, on est monté sur Terre c’est des malades
Là-bas, les gamins de sept ans te bouffent en salade
En tartare, même entre eux, ils se font la misère
S’donnent des bonnes raisons de se faire la guerre comme des barbares

Ils se divisent en divisions, en quartiers, en pays
Communautés, ethnies, c’est le début d’une longue série
S’déchirent la tête pour un ami imaginaire
Qui a soi-disant créé leur planète et tout l’univers

Ils ne jurent que par la poudre : dans leur nez, sur leur visage ou dans leur gun
Ils passent leur vie à gonfler leur orgueil
Une centaine de sports de combat, c’est leurs arts martiaux
A la ceinture, ils ont de quoi te flinguer un lézard martien

Des kamikazes, y’en a pas un pour rattraper l’autre
En phase, la paix ils n’ont jamais connu cette période
En gros, ils font pas dans les sentiments
Et si tu bouges là-bas mon gros, prends l’assurance rapatriement

Et si tu pars sur Terre en vacances
Je te conseille une bonne assurance
Et si avant d’y aller t’as le temps
Prend la peine de faire ton testament

Non mais allez franchement, c’est quoi cette idée de merde ?
Pourquoi aller sur Terre, il y a des milliers de planètes
La dernière fois que j’y suis allé, j’ai pas oublié, t’inquiète
Plus jamais, c’est pour te filer la gerbe

Quand on y allait avant, il y avait de la place et plein d’espèces
Des années lumières plus tard, ils ont englouti tout l’espace
Ils se mettent en pièces, ils appellent ça des génocides
Transpercent l’écorce terrestre à base d’uranium et d’acide

Ouais c’est hostile, je vois que t’es pas au courant
Là-bas, ils ont du cash comme ils disent, ils s’en servent comme moyen d’étouffement
Épanouissement sectaire comme la religion
Souvent reine des divisions, cette Terre bein oui disons

Qu’elle en a plus pour longtemps à voir ce qu’il s’y passe
En phase, l’égo et la haine assassinent en masse
En gros, ils font pas dans les sentiments
Et si tu bouges là-bas, c’est chaud, prends l’assurance rapatriement

Et si tu pars sur Terre en vacances
Je te conseille une bonne assurance
Et si avant d’y aller t’as le temps
Prend la peine de faire ton testament

Les Escargots-DF

Mesdames et Messieurs approchez… Approchez !
Ne soyez pas timides, venez voir nos petits animaux écorchés
Mesdames et Messieurs approchez… Approchez !
N’ayez pas peur, les petites bêtes ne mangent pas les grosses

Les colimaçons sont dans le collimateur de leurs prédateurs
Pesticides, pollution et les gens qui les jugent à tort
Ils vivent dans la peur à la vue de tous les rapaces
Ils se renferment sur eux-mêmes, leur coquille devient carapace

Les escargots trainent en solo ou bien alors ils trainent ensemble
Les gens les voient comme des salauds qui bavent sur les trottoirs du centre
Ils demandent pas grand-chose, juste qu’on leur fasse un peu d’espace
Mais ils sont trop alors ils vont squatter sur le banc de la place

A la place de leur donner de la salade, les gens leur en racontent
Absence de considération et la peur en acompte
Leur coquille craque sous les semelles des passants,
Les fissures séparent deux mondes où se déchainent les passions

Tous les escargots
Qui se déplacent dans la ville avec leur maison sur le dos
Ils sont mal dans le règne animal
Ils se trainent tant bien que mal sur le macadam

Aux yeux du monde, les escargots ne sont en fait que d’anciennes limaces
Des êtres puants et dégueulasses, sales, vivant dans la crasse
Mais les yeux du monde perçoivent une mauvaise image
Les escargots sont lents, pas beaux et bavent mais en eux ont la classe

L’escargot dont je vous parle n’est rien de moins qu’une ancienne chenille en fait
Colorée comme une ville en fête, faite pour une vie présidentielle
Un petit souci est survenu, sa chrysalide s’est pas ouverte
Et merde, la chenille a pourri, elle restera toute verte

Tous les escargots
Qui se déplacent dans la ville avec leur maison sur le dos
Ils sont mal dans le règne animal
Ils se trainent tant bien que mal sur le macadam

Scotché au sol et sans maison, il l’a sur le dos
Il est seul et sans raison, les gens l’insultent trop
Asséché par le béton, endetté jusqu’à la coquille
Le goût salé de l’addition le force à mendier du liquide

Il rampe, il rampe, toute la nuit
Il tente de remonter la pente tant qu’il vit
Mais l’escargot est lent et n’a pas d’escabeau
Quand il monte on lui dit : « Descends, toi t’as pas le droit, t’es pas beau ! »

Tous les escargots
Qui se déplacent dans la ville avec leur maison sur le dos
Ils sont mal dans le règne animal
Ils se trainent tant bien que mal sur le macadam

Il voudrait être à l’aise et sortir du sable mouvant
Mais s’il bouge à peine on lui crie : « Fais surtout pas de mouvement ! »
Les gens ont peur de lui, peut-être est-ce du dégoût ?
Mettent des gants quand ils les dégagent avec des coups

« Ah dégueu ! Ils viennent encore salir devant chez moi,
Là c’est trop, je vais vomir, me parle pas non, tais-toi ! »
Ah… Pauvre larve
Au lieu de grandes ailes, elle aura de longues larmes

Pauvre larve,
Elle devait être belle, être un papillon charmeur
Pauvre larve,
Au lieu de grandes ailes, elle aura de longues larmes

Tous les escargots
Qui se déplacent dans la ville avec leur maison sur le dos
Ils sont mal dans le règne animal
Ils se trainent tant bien que mal sur le macadam

C'est Grillé

Un maçon veut devenir gynécologue, ça c’est grillé
Une jolie fille comme coloc’, ça c’est grillé
Jean-Claude Van Damme comme psychologue, ça c’est grillé
Ils vécurent heureux comme épilogue, ça c’est grillé

Ouais c’est grillé, comme le mec qui se marre au funérarium
Celui qui se barre à Rome laissant sa femme et sa môme
Celui qui voit une gosse là, qui dit « accoste-la »
Le Pape en coste-La, moi au boulot quand je dors pas

C’est grillé comme un gothique en soirée Hip Hop
Comme un faux type mytho qui en dit trop après dix chopes
Comme un gros bourré dans un coffee-shop
C’est grillé, tu croyais qu’il se calmait mais en fait il chauffe

C’est grillé comme Joey Starr au cours de yoga
C’est grillé comme un cours de grammaire donné par Yoda
C’est grillé comme les Droits de l’Homme et la Shoah
C’est grillé comme un fils à papa qui dit : « wesh yo gars »

C’est grillé comme du bacon dans le couscous
Un moteur dans un pousse-pousse, une grand-mère en passe-passe
Du Hip Hop sans Fat Bass, l’esprit de l’homme sans coup de blues
S’évader d’Alcatraz, le plan de la prison tatoué sur les bourses

C’est grillé comme quand t’arrives fonce-dé au bar
« C’est toi qui a taxé mon verre ? », tu réponds « Non, j’étais autre part »
Le gaillard s’énerve et le barman se marre
Le gros black se lève, ah c’est mal barre ce soir…

Ouais c’est grillé quand t’as passé le cap de la défonce
Tu discutes mais tu bégaies, tu gères plus et tu t’enfonces
T’as l’air con et il n’y a pas que toi qui le sait, là tu t’es ficha
Ouais t’es rond même dans le carré, t’es grillé mais on te le dit pas

C’est grillé comme un gars de Greenpeace qui est boucher
C’est grillé comme un ingénieur du son bouché
C’est grillé comme un dentiste alcoolique
C’est grillé comme un mannequin sur un podium avec un tas de coliques

C’est grillé comme un toubab au soleil
Un costard sans oseille, un coup de barre sans la flemme
Un coup de barre sans la femme, un pétard sans la flamme
Un poulet sans son arme, c’est comme un poulet sans ses ailes

Comme les neurones d’un ganja man
Les deux dames de Manhattan, une pomme d’Adam sur une belle madame
Comme les neurones d’un ganja man
Les deux dames de Manhattan, une pomme d’Adam sur une belle madame

Un maçon veut devenir gynécologue, ça c’est grillé
Une jolie fille comme coloc’, ça c’est grillé
Jean-Claude Van Damme comme psychologue, ça c’est grillé
Ils vécurent heureux comme épilogue, ça c’est grillé

C’est grillé quand alcoolisé tu fais des zigzags
Déjà quand t’as l’idée de rouler quand dans ta tête c’est micmac
Quand t’oublies de dérouler la pote-ca mais pas le clic-clac
Et tic tac, le sida fait le vide gars, dans ta vie de barge

Comme à quinze ans quand tu rentrais les yeux rouges et t’étais grillé
Quand ta mère te disait « t’as encore fumé ? », toi tu riais
Quand elle retrouvait les petchs cramés dans le cendrier
Et tu priais pour pas qu’elle parle au padre mais c’était grillé

Comme les neurones d’un ganja man
Les deux dames de Manhattan, une pomme d’Adam sur une belle madame
Comme les neurones d’un ganja man
Les deux dames de Manhattan, une pomme d’Adam sur une belle madame

Un curé taré qui aime le cul, ça c’est
Celui qui peut plus réparer ce qu’il aime le plus, ça c’est
Si t’as pas pu lever la tête sur cette instru, ça c’est
Moi j’en peux plus, je m’assieds, là j’en ai eu assez

Un maçon veut devenir gynécologue, ça c’est grillé
Une jolie fille comme coloc’, ça c’est grillé
Jean-Claude Van Damme comme psychologue, ça c’est grillé
Ils vécurent heureux comme épilogue, ça c’est grillé

En R'tard

Encore 5 minutes
Encore 5 minutes
Hé merde, j’suis en retard de 20 minutes !

Putain, j’me suis encore levé du mauvais pied
Pas celui qui te met vénère mais en retard pour la journée
Le réveil a sonné quatre ou cinq fois déjà
Et là j’suis décalé, le cul collé au pyjama

Alors je file, j’enfile mon pantalon
Pas de douche, pas le temps, Axe au cas où je ne sens pas bon
Le café dans la voiture, la brosse à dent dans la poche
La clope sur l’oreille, le tube de dentifrice dans le vide poche

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, je pourrais en faire une chanson

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, mais bon…

En retard, en retard, je suis toujours en retard
J’ai rencard quelque part mais je suis déjà en retard
En retard, en retard, je suis toujours en retard
On me dit : « t’en as pas marre ? » mais je continue à être en retard

30 minutes plus tard, j’me dis « encore cinq minutes »
J’tue le bédo, le broie dans le cendar… « Encore cinq minutes »
Juste le temps de dire au revoir… « Encore cinq minutes »
Je vais pisser et puis je me barre mais le temps diminue

Faut que je bouge,
Que je me trace, que je me presse, que je m’arrache et me dépêche
Faut que je bouge,
Que je me trace, que je me presse, que je m’arrache et me dépêche

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, je pourrais en faire une chanson

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, mais bon…

La ponctualité n’est pas mon art, c’est pas mon fort
Mon réveil est un salopard, c’est pas mon sport
Le temps, c’est pas mon pote donc j’fais pas d’effort
Je le laisse prendre de l’avance et hop, tranquille je me rendors

A l’école, j’étais trop fort en excuses bidons
« Madame, je vous jure, je viens en vélo mais j’ai perdu le guidon »
Des comme ça, on en a lâchées par millions
C’était conneries sur conneries, pas crédibles pour un rond

« J’ai raté l’ascenseur, j’ai dû attendre le suivant »
« J’me suis réveillé en croyant qu’on était dimanche »
« J’ai eu une coupure d’eau sous la douche, c’est râlant !
J’ai dû attendre qu’elle revienne, en plus sans eau il faisait caillant »

« Le chauffeur était en retard, le bus ne s’est pas arrêté »
« Ma mère était trop bourrée alors on est tombé dans le fossé »
« J’suis en retard parce que ça a sonné avant que j’arrive »
« J’suis en retard, j’suis désolé, mais qu’est-ce que vous voulez que j’vous dise ? »

Arrêtez d’être à l’heure, c’est pour ça que j’suis en retard
Si tout le monde prenait du retard alors je serais toujours à l’heure
Alors arrêtez d’être à l’heure, c’est pour ça que j’suis en retard
Si tout le monde prenait du retard alors je serais toujours à l’heure

Arrêtez d’être à l’heure, « Mais c’est quoi cette manie ? »
Arrêtez d’être à l’heure, « On ne vit pas dans le même fuseau horaire »
Arrêtez d’être à l’heure, « On n’a pas inventé les montres »
Arrêtez d’être à l’heure, « Voilà les R’tardataires ! »

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, je pourrais en faire une chanson

J’suis en retard et j’sais que ça ne passera pas aux infos
Man du retard, c’est grave, j’en ai toujours plus qu’il n’en faut
J’suis en retard et j’comprends pas comment les gens font
C’est un fait, j’suis en retard, mais bon…

Interlude

Paroles non dispo

La Folie des Glandeurs

Y’a des matins où t’as la folie des glandeurs
Tu te réveilles, tu sais pas bien si t’es sorti du lit à l’heure
Mais tu t’en fous, t’es épuisé, même pas la fougue d’aller pisser
Ouais c’est cool, tu te laisses glisser, tu te la coules douce

Pas envie de prendre une douche, je vais plutôt boire un verre d’eau
Le seul truc physique de la journée, tirer les rideaux
Des milliards de trucs à faire que je reporte depuis petit garçon
Numéro 1 des champions de la procrastination

Non mais, qu’est-ce qu’il m’arrive ? Je rêve de semaines à 6 dimanches
D’un frigo près de mon divan, j’ai la PS3 qui me démange
Mes sens se troublent, y a que pour la glandouille que je suis op
La cuisine, les chiottes, tout s’éloigne de mon canapé

Des envies de chaise roulante, je serais peut-être mieux à l’hôpital
Envoyez-moi quelqu’un, l’aide-soignante, l’assistante sociale
Faut qu’on m’aide, j’suis tout seul dans ma galère
Les glandeurs attirent les glandeurs, les potos viennent craquer la bière

Un poil dans la main, deux mains gauches, des attitudes de vaurien
La folie des glandeurs, j’ai les symptômes parce que je les vaux bien
Y’a que pour se gratter les couilles qu’on utilise les deux mains
Les semaines à sept jours se transforment en semaines à sept lendemains

Deux mains gauches, des attitudes de vaurien
La folie des glandeurs, j’ai les symptômes parce que je les vaux bien
Y’a que pour se gratter les couilles qu’on utilise les deux mains
Les semaines à sept jours se transforment en semaines à sept lendemains

Y’a des matins où t’as la folie des glandeurs
Tu te réveilles, tu sais pas bien si t’es sorti du lit à l’heure
Mais tu t’en fous, t’es épuisé, même pas la fougue d’aller pisser
Ouais c’est cool, tu te laisses glisser, tu te la coules douce

Alors ce matin, y’avait pas moyen
C’était pas une question d’envie, juste une question de besoin
Un besoin irréprimable, quasi primal
Une glande animale qui réanime mes amygdales

Ouais j’ai la dalle, j’ai soif et les doigts qui tremblent
Je semble loin du taf, incapable de m’y rendre
En totale incohérence avec moi-même, en sueur
J’suis ailleurs comme les billets d’un flambeur

Bref, les mêmes symptômes, mais pas les mêmes causes
Là j’fais rien… Et je fais ça sans faire de pause
Puis je ferai autre chose, au point que j’oublie totalement l’heure
Certains disent que j’suis encore pire qu’un branleur

Et ça m’irrite alors je mets de la crème
Faite au beurre de shit que j’applique direct sur ma tête
Ensuite j’allume la Play, je la couperai qu’au bout de la nuit, quand les autres ils dorment
Et quand je me mets au lit, je me prends pour Ezio Auditore

Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ? Là, ça me fait peur
Moi qui suis si dynamique, je vis au rythme de ma lenteur
Un procrastinateur qui n’a pas trop pigé l’ampleur
J’ai bien peur d’avoir attrapé la folie des glandeurs

Un poil dans la main, deux mains gauches, des attitudes de vaurien
La folie des glandeurs, j’ai les symptômes parce que je les vaux bien
Y’a que pour se gratter les couilles qu’on utilise les deux mains
Les semaines à sept jours se transforment en semaines à sept lendemains

Deux mains gauches, des attitudes de vaurien
La folie des glandeurs, j’ai les symptômes parce que je les vaux bien
Y’a que pour se gratter les couilles qu’on utilise les deux mains
Les semaines à sept jours se transforment en semaines à sept lendemains

C'est Bon

Qu’est-ce que tu veux que j’te dise à part que la tentation m’accroche
J’veux que le bif remplisse mes poches sans pour autant que le vice m’approche
Et si ça cloche, alors je sortirai le cash de ma sacoche,
J’peux pas saquer les gars qui n’ont que les dollars dans la caboche

Et si ça bute, qu’y’a un hic, jamais je baisserais le calfut
Faire la pute pour du fric, devenir un type qui n’a pas de but
Ce serait pas de bol mais j’me fais pas de bile,
Soit t’as une vie qui fait pas de bulles soit t’es comme un Pit-bull en ville

Et si ça flanche, que je m’acharne à ramasser les ronds
Que pour de l’argent je verse une larme, j’irai tabasser l’euro
Pour être heureux man ! Vie pimentée au Tabasco
Toi t’en penses quoi, frérot ? Un petch et ça va co’

T’évacues pour t’évader mais c’en est trop,
Faire de la tune pour démarrer c’est pas comme jouer au Lotto
Ca prend du temps, c’est chaud, c’est chiant, poto
On veut chômer dans des champs de popo

La couper comme du blé,
Seulement ça coûte du blé et tu peux te faire doubler
Ouais c’est tentant mais tendu, vu les temps que t’endures
L’argent tant attendu va te mettre entre quatre murs

Même s’il n’y a pas d’autres solutions,
Pour faire du fric rapide, pour faire du vrai pognon
Il faut tomber dans l’illicite et c’est quand même dommage
Moi, personne j’incite, il y a aussi le chômage !

Ok, j’suis d’accord, faut qu’on bosse même si ça pèse dix tonnes
Faut aller à l’école et décrocher le diplôme
Même si ça prend dix ans, même s’il y a des cons de bizuts
Disons qu’il faut se faire une raison, on n’est pas tous Zizou…

Mais attention : j’suis pas en train de dire que la weed, c’est bon !
J’suis pas en train de dire que l’illicite, c’est bon !
J’suis pas en train de dire qu’ils incitent, mais bon !
J’suis juste en train de dire, c’est bon !

Mais attention : il faut qu’on survole ça
Degré second, il faut qu’on surveille ça
Et ouais, c’est bon ! Vas-y laisse-toi aller
Un p’tit refrain à la con et t’arrêteras de râler

Qu’est-ce que tu veux que j’te dise à part que la société m’épuise
Elle me fait mal au bide, je pose un bronze et « pschitt » du Brise !
On a le nez dans la merde et les doigts dans la prise
Senteur lavande, jasmin ou forêt de pin, peace !

Et ouais, mon parler a le blues
Y’a des années, nos dépenses en drogue étaient douces
Maintenant, je crame un fric fou dans ma bouz
Bientôt, j’y laisserai mes pompes et ma blouse

C’est ça le problème, en plus y a les keufs qui chargent
Aux meufs, ils font du charme et à nous, nos pacs ils jartent
Ca fait un trou dans le budget, sévère
Sa mère, t’es là comme un con, vénère !

T’appelle un pote pour qu’il t’avance un buzz
Il veut pas cet enfoiré et toi tu gueules parce que t’as plus de beuze
Alors tu montes à Maas, quasi le long de toute la Meuse
Mais le contrôle tu ramasses, niveau du pont d’Outremeuse

Merde ! J’avais pourtant fait attention
Pour éviter les tensions, j’ai emprunté les petits tronçons
J’te parle pas de détention mais juste un pacson dans le caleçon
Ces prétentieux en prépension, le fumer en ont l’intention

Mais attention : j’suis pas en train de dire que la weed, c’est bon !
J’suis pas en train de dire que l’illicite, c’est bon !
J’suis pas en train de dire qu’ils incitent, mais bon !
J’suis juste en train de dire, c’est bon !

Mais attention : il faut qu’on survole ça
Degré second, il faut qu’on surveille ça
Et ouais, c’est bon ! Vas-y laisse-toi aller
Un p’tit refrain à la con et t’arrêteras de râler

Qu’est-ce que tu veux que j’te dise à part que l’argent nous catalogue
Et dans les catalogues, on perd la tête en achetant
C’est rageant, on lâche tout notre cash en cadeau
Pour se racheter, on fait le fou et blinde le caddie

C’est après elle qu’on court, yah man, c’est la monnaie
C’est pas juste un concours, yah man, c’est la monnaie
Elle obsède, elle nous trouble, yah man, c’est la monnaie
Tu la cherches, tu la trouves pas man, c’est la monnaie

Mais attention : j’suis pas en train de dire que la weed, c’est bon !
J’suis pas en train de dire que l’illicite, c’est bon !
J’suis pas en train de dire qu’ils incitent, mais bon !
J’suis juste en train de dire, c’est bon !

Mais attention : il faut qu’on survole ça
Degré second, il faut qu’on surveille ça
Et ouais, c’est bon ! Vas-y laisse-toi aller
Un p’tit refrain à la con et t’arrêteras de râler

Mais attention : on n’est pas en train de faire les types, mais non
On n’est pas en train de dire : «Les R’tardataires, ils sont bons »
Toi, t’es en train de te dire : « Mais c’est qui ces cons ? »
Il faut rire, non ? Degré second !

Mamy Blues

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Nous allons prier (oui prions !) mais pas à la gloire du Seigneur
Au nom des pères de nos mères, au nom des mères de nos pères
Au nom des pères de nos pères, et des mères de nos mères et de leurs esprits sains

Allez mamy c’est le grand moment, on part pour la maison de retraite
Avant c’était marrant quand à la maison tu rentrais
Avec le voisin qui pour la cinquième fois se plaignait
De t’avoir encore trouvée chez lui en train de mater la télé

Tu mettais chauffer le poulet dans le lave-vaisselle
Et ton sac ? Tu le mettais dans le congélo
C’est quand ma mère a sorti le chat de la machine et coupé le gaz de la cuisine
Pour la 7ème fois qu’elle a dit : « Faut que je prenne congé là »

« Oh mamy »
Dernier arrêt de ta vie et c’est pas sûr qu’on viendra te voir
« Oh mamy »
Terminus tout le monde descend, on te dépose à l’abattoir

On a droit à l’éloge de l’institut et ses louanges
Mais une fois pris le large, les petits anges ont troqué le blanc pour du rouge
Employés sous-payés, dans une ambiance de barge
T’es victime d’un business, seule issue : mourir pour que tu bouges

Un petit conseil, deviens incontinente
Si t’as besoin d’aide pour pisser, ils te mettront des langes
Et faut que tu te renseignes : comment parler aux fous ?
Tu seras bien entourée pour apprécier ton steak au four

Au fond, j’suis sûr que tu t’amuseras bien
Il y a même des soirées à thème, la semaine prochaine c’est italien
Tu mangeras de la pizza même si t’aimes pas sur de la zik à la con
Allumer tous les vieux fous en dansant le bachatango

Ton voisin de gauche pisse toute la nuit dans le couloir
Ta voisine de droite dort dans ton lit parce qu’elle fait des cauchemars
Tes habits disparaissent, toi tu te plains mais en vain
Déprimée, « Infirmière ? Rafale de cachets, mets-en plein ! »

T’as pas demandé d’être là mais tu sais on s’en fout un peu
On dit toujours, nous : « J’préfère qu’on me tue avant d’être vieux »
Ca ne nous concerne pas, on ne veut pas voir que t’en baves
A celui qui dit : « Mais t’es bien ici ! », tu lui mettrais bien 30 baffes

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Reprenez avec moi tous en cœur

« Oh mamy »
Dernier arrêt de ta vie et c’est pas sûr qu’on viendra te voir
« Oh mamy »
Terminus tout le monde descend, on te dépose à l’abattoir

Au nom des pères de nos mères, au nom des mères de nos pères
Au nom des pères de nos pères, et des mères de nos mères et de leurs esprits sains

Natural

Braquage au réveil, une erreur sur la marchandise se révèle
Petit problème, ce n’est pas ce qu’on avait commandé la veille

Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle au naturel comme la Marie-Jeanne locale
Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle, belle, belle, belle gyal

Enlève-moi ces faux cils, mets des chaussettes, c’est mieux
Franchement, même en training tu serais belle, sérieux
T’as les yeux qui pétillent ou c’est tes paillettes, les deux ?
Ou est-ce la boucle de ton sac Givenchy qui me rendrait nerveux ?

T’as autant de charme qu’une poupée pour enfant avec ce maquillage
Sur la plage en mode coquillage tout en matant les gens qui nagent
Mais t’attends quoi, t’attends qu’il neige ou pas prête pour le copinage
Ou serait-ce ta peur panique que l’eau de mer te dévisage ?

Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle au naturel comme la Marie-Jeanne locale
Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle, belle, belle, belle gyal

Remballe ton Botox, collagène
Ta liposuccion, pars à la gym
Tu fais la p* sur Facebook pour des « J’aime »
Normal que tu tombes que sur des misogynes

Remballe tes faux ongles, remballe tes faux cheveux
Mets-les dans le sac à 2000 balles si tu veux
Remballe tes faux seins, ton solar, ton fond de teint
Pas la peine, remballe ouais c’est mieux

Allez franchement ne porte pas ce sac, non vas-y laisse, j’vais le faire
Tu risques d’abîmer tes faux ongles de marque, laisse j’vais le faire
Mais oui, vas-y devant ton miroir, tracasse pas va, j’vais le faire
Et puis j’vais même te dire, pour mercredi, j’crois que ça va pas le faire

Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle au naturel comme la Marie-Jeanne locale
Remballe tout ton attirail, on veut de la Natural
Belle, belle, belle gyal

« 22 » Fais tourner !

Chopons-les, chopons-les, ils me rendent dingue
Si j’en croise un pétard au bec, je vais lui faire fumer le bout de mon flingue
Hein enfoiré ! Non, je reste calme, patron
Mais ce petit con a avoué alors je réclame la pendaison

Chopons-les, chopons-les, ces petits fumeurs de shit
Attention, y en a peut-être un qui nous cache un yop sous son slip
Chopons-les, chopons-les, mais prudence restons loin
On sait jamais qu’il y en ait un qui se mette à faire tourner son joint

On s'en fout de choper les alcoolos et les cokés
Qui tracent sur la route en écoutant du rock et
On préfère se faire les gens dangereusement drogués
Qui roulent tranquille, qui fument la weed en écoutant du reggae

J’veux pas d’emmerdes hein, non y’a pas d’excès de zèle
T’sais moi les têtes pleines de dreads, je les roule comme des bretzels
Puis je les crame au bec bunzen et je les fume jusqu’à la moelle
Je te conseille de perdre les tiennes pour pas avoir affaire à moi

Ca y est, la chasse est ouverte pour ceux qui s’éclatent le ciboulot
Ceux qui se pètent la tête à l'herbe, on vous chope pour 5, 6 boulons
Prenez garde, notre cavalerie envahit la rue
On s'en fout que t’aies une ‘teille de ‘Sky en main ou une bouteille de Bru

Prends du Xanax, du Valium, ça c'est légal
Prends du Subutex, de la méthadone, ça c'est légal
Bois du Valtran, de l'alcool, ça c'est légal
Si tu fumes la ganja weed, non man, c’est illégal !

Chopons-les, chopons-les, ces petits fumeurs de shit
Attention, y’en a peut-être un qui nous cache un yop sous son slip
Chopons-les, chopons-les, mais prudence restons loin
On sait jamais qu’il y en ait un qui se mette à faire tourner son joint

Si les gens réfléchissaient, ils prendraient tous des drogues légales
Utiles, le truc qui te motive genre rail de cocaïne, tu piges ?
Quoi ? C’est pas légal ça?
Soit, on parle de ganja, le vrai danger de l’État

On s'en tape du mec qui picole et tape sa femme
Encore plus qu'elle bouffe des cachtons pour faire passer le drame
Nous on chope du lourd, man on court après le Saint-Graal
On fait monter les petits fumeurs en tôle pour 25 grammes

Tous les matins, midis, soirs, avant d’aller dormir
Pour pas non plus que j’fasse un burn out, je me mets à boire avant de sortir
Et là j’suis chaud, je tape dans tout c’est magnifique
Mais rigole pas, j’ai vu des potes fumer et devenir pacifiques alors

Prends du Xanax, du Valium, ça c'est légal
Prends du Subutex, de la méthadone, ça c'est légal
Bois du Valtran, de l'alcool, ça c'est légal
Si tu fumes la ganja weed, non man, c’est illégal !

Chopons-les, chopons-les, ces petits fumeurs de shit
Attention, y’en a peut-être un qui nous cache un yop sous son slip
Chopons-les, chopons-les, mais prudence restons loin
On sait jamais qu’il y en ait un qui se mette à faire tourner son joint

Ils courent, ils courent les fumeurs, notre fureur fait qu’on crie au drame
D’accord, ils courent aussi les violeurs et les psychopathes
Mais toi sur une année, tu effrites plusieurs kilos de hash
Et ça nous fout la rage, c’est bien plus grave qu’une prise d’otage

On est les agents de tarpé
Les déglingos du commissariat
Appelle-nous les gros bonnets
Au quartier tout le monde nous connait

22, voilà l’équipe de choc, fais tourner !

Zion

Original style sur le mic, on est al, on va se la faire simple
C'est le retour des R’tardataires sur le sable de la Terre Sainte
C'est murder Babylone, on est venu détourner les horaires
Retirer les œillères, c'est le Zion des R’tardataires

On déclare une guerre peace à Flic et Flac et tous leurs complices
Mais où est-ce qu’ils se cachent ? Voilà Tic et Tac les rangers du disque
Où t’as mis ta cape à la mode ? Il faut qu’on se montre efficace
Exterminer les montres et les mettre à l'amende avant que tout le monde ne finisse à la masse

C’est le Zion des R’tardataires
Sans horloge, sans téléphone et nos montres, on les tape à terre
C’est le Zion des R’tardataires
Un monde sans heures, donc un monde sans heurts, sans leurres et sans horaires

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Pas de rendez-vous, ni de réveil, c'est le Zion, Zion

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
C'est le temps du retour au hasard, come again c'est le Zion, Zion

L'âme en paix,
Loin des tic-tacs réguliers des horloges de Babylone
Loin des robots tous au même tempo, loin du métro-boulot -dodo
Qui pousse les hommes à se régler comme des métronomes

Loin des tic-tacs mécaniques et leur tactique d’attaque
Qui dictent aux hommes de se régler comme des automates
Le bruit de la minuterie de la bombe qui fera péter tous les réveils,
Toutes les Rolex et les Flic-Flac, ce sera le dernier tic-tac

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Pas de rendez-vous, ni de réveil, c'est le Zion, Zion

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
C'est le temps du retour au hasard, come again c'est le Zion, Zion

Yah man c'est comme ca, j’veux être loin de la course après la plus belle Rodania
Tous comme des cons dans leurs grosses bagnoles, ça bouchonne à chaque fois
Ensardinés dans les bus, dans les tromés, on s'étonne qu'ils ne s'arrêtent pas
Je cavale vers le Zion pour la dernière fois

Man aucun stress, good time, non y’a pas de malaise
Ni paresseux, ni fainéant mais hors des horaires
Babylone good bye, j'ai déjà pris mes affaires
Je pars comme un Lion dans le Zion des R’tardataires

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Pas de rendez-vous, ni de réveil, c'est le Zion, Zion

Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
Quand t'entends « no stress », c'est le Zion, Zion
Restons cool, zen, c'est le Zion, Zion
C'est le temps du retour au hasard, come again c'est le Zion, Zion

Soirée Mousse

Allez ! Pas de « mais », ni de « je bosse demain »
Ce soir on sort, viens ! N’agis pas comme une sorte de frein
« Ok mais on va où ? Ce soir, c’est mort y a rien »
En soirée mousse man, tu verras bien !

Dans nos soirées mousses, non y’a pas de savon
On va faire ça au coin de la rue, un abribus si y’a pas de salon
Allez ! On bouge, on va retrouver la team,
Oh putain, j'ai pas mangé ! T'inquiète, une mousse, c'est deux tartines

Alors on sort les boots, ce soir il fait tout blanc
On fout l’camp, on part en soirée roots,
A l’ancienne, quelques cannettes dans la rue, sur un banc
C’est la fête, bienvenue dans nos soirées mousse

Allez viens, dans nos soirées mousse
Y’a des blondes, des brunes, des rousses dans nos soirées mousse
Allez viens, dans nos soirées mousse
Boum, on part en soirée mousse

Come again, bouge ! On part en soirée mousse
Que tu sois petit, grand, laid, même si t’as l’air louche
Baskets autorisées, casquette vissée,
Pas de sorteur lobotomisé, juste ta bière à la bouche

Y’a pas de pétasses hypocrites, ni de playboy gominés
Qui glissent dans la mousse et s'étalent tous comme des dominos
C'est plutôt Jacques, Paul ou Pierre qui roule arrache la gousse
Et, comme on dit chez nous : « Bière qui coule amasse la mousse »

On ne boit pas de bière en boîte de nuit,
Nous, la nuit on boit des bières en boîte de conserve, oh oui !
C’est con certes, on a l’air petit je te le concède
Mais c’est mieux que leur concept pourri, c’est un mode de vie

J’veux de la mousse mais jusqu'aux couilles du taureau
Qu'on fasse la révolution à la Benicio Del Toro
Sur un banc, en caftar, sous le soleil ou sous une douche
Et quand c'est mou, c'est que c'est le moment de reprendre une mousse

Wow, j’vous arrête tous, ce soir on part en soirée mousse
Pas de soucis si tes yeux louchent, s’ils paraissent rouges
Ca s’marre et s’pousse, y’a pas d’arrêt
Oublie toute paresse, bouge !

Allez viens, dans nos soirées mousse
Y’a des blondes, des brunes, des rousses dans nos soirées mousse
Allez viens, dans nos soirées mousse
Boum, on part en soirée mousse

Qu’est-ce que j’adore les soirées mousse
En plus, y a du monde : des blondes, des brunes, des rousses
J’pourrais t’en faire tout un roman
Mais la mousse dans les yeux monte à la tête au bout d’un moment

Allez viens, dans nos soirées mousse
Y’a des blondes, des brunes, des rousses dans nos soirées mousse
Allez viens, dans nos soirées mousse
Boum, on part en soirée mousse

On remet les Pendules à l'heure

On prend le microphone
Vise la dégaine
Pour tous les bad man
Bouge la tête si t’aimes

Raggamuffin connexion originale
On a le flow si t’as l’instrumentale
Tu veux du Dancehall et du local
Atomic Spliff Sound, Les R’tardataires dans la salle

Quand je rappe, c’est du vrai. Non, ce n’est pas pour faire de la monnaie
Représente le 4000, Legiteam c’est ma team, mon équipe, tu la connais
Pas besoin de faire style, pas besoin de jouer les danja, les gros bonnets
J’veux mes potes dans les bacs, quelques bières qu’on s’éclate en fumant des gros cônes

Moi j’étais mieux là, quand le selecta a enfin mit le son qui gueula
Voilà les deux frères, voilà les bredda
Si t’as un verre, lève-le ! si t’as une girl, lève-la !

Accroche-toi à ton verre ou accroche-toi à ta femme
Fais bouger tes Air Max ou fais bouger tes Stan
Dédicace à Kar et puis Eskone

Stoppe les horloges et mettons-nous à l’aise, voilà c’est bien
De toute façon, les aiguilles de ta montre, on les a planquées dans une botte de foin
Prends ton téléphone et préviens les collègues : « T’as vu l’actualité ce matin ? »
Daddy Cookies et Les R’tardataires remettent les pendules à l’heure, allez viens !

C’est Ragga, c’est Hip Hop, égotrip, on est là, on remet les pendules à l’heure man
Eliminer les mythos, du bon son dans les radios, bref un retour à la normale
C’est Ragga, c’est Hip Hop, égotrip, on est là, on remet les pendules à l’heure man
Eliminer les mythos, du bon son dans les radios, bref un retour à la normale

Rasta, on est là ! On vient faire bouger les salles, pas les bals, de la bonne vibe
Quand on prend le mic, c’est du rap ou du Ragga style, donne de la voix
Sista, on est là ! Sur le mic, c’est du rap ou du Ragga style
Donne de la voix

Trop de soundboy font les bad boy sur le beat
On vient laver le son et purger tes oreilles
J’entends des daubes de Paris à Marseille
De Liège à Bruxelles, mais les vrais Mc’s veillent

Ils ont de la vibe, du flow et des grosses autos mais c’est des mythos
Ils ont de la tchatche mais les mots qu’ils crachent au micro, c’est des mythos
Leur vie c’est un clip avec des belles go mais même leurs potos, c’est des mythos
La musique, tu lui mets des couteaux dans le dos, lâche le micro

T’as les tunes, t’as la caisse, t’as la came, t’as les armes, t’as les fans, t’as les filles et t’as les femmes
T’as la vie de rêve ou tu rêves d’elle, dans les deux cas, sur le mic tu n’as pas de style

C’est Ragga, c’est Hip Hop, égotrip, on est là, on remet les pendules à l’heure man
Eliminer les mythos, du bon son dans les radios, bref un retour à la normale
C’est Ragga, c’est Hip Hop, égotrip, on est là, on remet les pendules à l’heure man
Eliminer les mythos, du bon son dans les radios, bref un retour à la normale

Le P'tit Dylan

Tout a commencé à l’hôpital
Un jour exceptionnel où Johnny rencontra Myriam
Elle était là pour un avortement, c’était déjà le troisième
Lui était là pour son sevrage de col-al comme chaque année après Noël

Et quatre ans plus tard, le p’tit Dylan arriva
La famille au complet, deux Rottweilers, trois enfants, deux p’tits chats
Qui vivaient dans une cité d’une trentaine de maisons
Entre une casse de voitures et un camp de gitans en pleine saison

Mais ça ne dura pas car Myriam rencontra
Le cousin de Johnny, l’homme que l’on nomme Giovanni
L’homme de sa vie, elle dit : « Ce n’est pas une vanne
Je pars avec Giova pour vivre dans sa caravane »

C’est la vie du p’tit Dylan
Elle est dingue, son nom en dit long
C’est la vie du p’tit Dylan
Elle ne serait pas la même s’il s’appelait Jean-Charles

Le p’tit Dylan vit une semaine sur deux chez son papa Johnny
Pareil pour son frère Jason et sa sœur Kimberley
Son père aime sa Seat, y’a pas plus grand fan de tunning
Sa passion : la mécanique, le port des slashs et du training

À pression s’il-vous-plaît, comme les quinze bières qu’il s’enchaine
Tous les soirs, au comptoir où Dylan mange des chips au sel
Les potes de son père lui donnent de bons conseils
Du genre : « Quand tu boufferas une fouf, faudra que t’en aies jusqu’aux oreilles »

Du haut de ses huit ans, il en savait déjà beaucoup comme
Toujours frapper le premier à la mâchoire ou bien au cou
C’est la vie du p’tit Dylan
Ça castagne et ça parle mal, non c’est pas celle du p’tit Jean-Charles

Il n’a pas beaucoup d’amis à l’école
Parce que tous ceux qui se moquent de ses vêtements, Dylan il les cogne
Et même les grands qui le charrient tout le temps
Parce qu’il est basané et que ses deux parents sont blancs

On le traite d’adopté, sa mère dit que sa mère vient d’Équateur
Quant à son père, en parler ça le met de mauvaise humeur
Et puis l’école il s’en balance, il préfère les grandes vacances
Toujours fourré dans les camps de gitans où tous les soirs, on chante, on danse

Puis y’a cet homme qui chaque année lui envoie une carte
Pour son anniversaire et qui lui offrit sa première gratte
Toujours très gentil avec lui, même s’il avait une tête bizarre
Chaque année, lui apprenait de nouveaux accords de guitare

C’était sa raison de vivre, sentir les cordes au bout de ses doigts
Il répétait et répétait oh yeah, même en dessous de ses draps
Il voulait être encore meilleur pour les vacances prochaines
Pour en mettre plein la vue à l’homme quand ils joueront près du gros chêne

Mais quelques printemps plus tard, l’été de ses 18 ans
En arrivant, l’ambiance de mort régnait sur le camp…

Alors, il fonça chez l’homme avec un mauvais pressentiment
Qui était le bon car il se rendit compte qu’il n’était plus vivant
Le camping-car était vide, il restait une caisse dans le fond
Un p’tit mot sur le dessus : « bon anniversaire fiston ! »

En ouvrant, il découvrit une guitare et un CD
Une lettre où il comprit que son vrai père venait de décéder
C’est la vie du p’tit Dylan
Dans ses veines coule le sang de sa mère mais aussi le sang tzigane

Dylan est devenu grand, il ne fume plus trop les Gitanes
Il s’est assagi, Dylan s’est même dégoté une p’tite femme
Il s’est calmé sur le col-al et carbure à la tisane
Il n’y a plus que le samedi soir qu’au bar il dépense sa mitraille

Dylan a des souvenirs enfouis au fond de lui, douloureux
Il n’a pas connu de vie de famille mais aurait construit tout pour eux
Et ses yeux s’emplissent de tristesse quand il pense à ce gars génial
Il en était le fils mais sans le savoir, c’est pas idéal

Dylan a donc décidé, depuis que son père est décédé
Qu’il allait le réincarner à travers les sons sur le CD
Il a donc ressorti sa gratte et décomposé les morceaux
Trouvé les accords qui marchent pour les rendre internationaux

Et Dylan est parti en guerre pour redécouvrir son père
Il a arpenté les scènes, des cafés-bar aux Opéras
Un producteur le repéra, lui dit : « Viens, on te paiera bien
Le talent que tu possèdes gars, on en a besoin ! »

Et Dylan, chante depuis lors
Dylan a ramassé l’or

Il arpente le monde
La guitare sur le dos
La voie, c’est son père qui lui montre
Elle a grandi la p’tite star des bistrots

C’est la vie du p’tit Dylan
Elle est dingue, son nom en dit long
C’est la vie du p’tit Dylan
Elle ne serait pas la même s’il s’appelait Jean-Charles

Au café c’est marrant, pour ses potes d’antan c’est l’idole
Avant c’était un enfant, là il vend des millions d’albums
Considéré comme un cancre, il est sorti de la crotte, Dylan
Et même les critiques musicales le surnomment Bob Dylan

Et Dylan, chante depuis lors
Dylan a ramassé l’or

Il arpente le monde
La guitare sur le dos
La voie, c’est son père qui lui montre
Elle a grandi la p’tite star des bistrots