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Julien Farinella

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Lyrics

  • 01  •  Intro
  • 02  •  Rien ne sert de courir
  • 03  •  On choisit pas !
  • 04  •  Les Parasites
  • 05  •  Rêve américain
  • 06  •  Les Biftons (feat Shana Mpunga)
  • 07  •  Forêt enchantée
  • 08  •  Le Bal des Zombies
  • 09  •  Monte le Level
  • 10  •  Rock It
  • 11  •  Bienvenue au Saloon

Intro (feat Walid Mucha et Raoul Reyers)

Le vol d'un papillon vers une flamme purificatrice.
Un soleil qui se couchera tôt ou tard.
Une locomotive aveugle tirant le monde à grande vitesse.
C'est la course. L'irrémédiable, perpétuelle, impitoyable course.
Avancer, avancer. Toujours avancer. Sans jamais se retourner.

Il n'y a plus de doute. Il n'y a plus de certitude. Plus de miracle, plus d'évidence.
Seul subsiste le mouvement. Celui qui va de l'avant.
Le faible trébuche, le condamné tombe, l'idiot s'arrête pour l'aider.
Au final un seul homme survivra : le fort, le roi, le surhomme.
Euh... oui. Lui, mais aussi les R'tardataires.

Rien ne sert de courir

Laisses les courir, rien ne sert de courir (2x)

Le bruit court, qu'ils courent tous pour gagner du temps
C’est de l’argent qu’il faut mettre sur un compte courant
Ils courent pour faire leurs courses au marché, leurs emplettes
Ils courent pour leur gloire ou ils courent à leur perte

Ils courent sans réfléchir sans même savoir pourquoi ils le font
Ils courent comme des fous peut- être parce qu’ils le sont
C’est comme ca, faut courir pour que les affaires marchent
Un jour, tu presses le pas pour voir, puis c’est la spirale infernale

Non, plus le temps de se parler, d’écouter ses envies
De se demander ce qui nous tient réellement en vie
Si on faisait une musique pour leur dire de faire demi-tour
Faire une grande marche pour soutenir tous ces gens qui courent

Laisses les courir, rien ne sert de courir (2x)

Le bruit court, qu'ils courent par peur d'être à la bourre
Ils courent au coude à coude, s'accrochent et jouent des coudes
Jusqu'à la mort, pour rester en tête de la course
Mais peut-être qu'ils courent tous à la catastrophe et boum

Ils courent les rues donc on les croise souvent
Pour pas perdre haleine heureusement qu’il y a Freedent
Ils courent après la chance alors qu'ils pourraient la prendre
Ils traversent en coup de vent quand il suffirait d'attendre

Le train s'arrête faut rester cool, « pas courant »
Se garer plus loin, marcher un bout de chemin, « pas courant »
Pas de stress, il y a tout le temps, en voiture dans les embout’
Mettre les R'tardataires en boucle, ça c'est courant

Laisses les courir, rien ne sert de courir (2x)

Ils courent pour fuir le passé, tête baissée vers le futur
Sans même profiter du présent
La vie est courte, pourvu qu’elle dure
C’est les R’tardataires qu’on représente

On choisit pas !

On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents
On ne choisit pas non plus le trottoir où on va se péter les dents
C’est vrai qu’on ne choisit pas grand-chose au début
Mais faut qu’on se sorte les doigts du cul

Y a ceux qui se trimballent des moignons et les bras longs qui se retroussent les manches
Ceux qui coupent les oignons et les dindons de la farce
Ceux qui se répètent : « Moi non, je suis pas capable, je pense »
Ceux qui disent : « on bourre dans le tas, dans les deux cas, ça marche »

Trop de trucs à faire, il est facile de glander
Y a beaucoup de thunes à perdre, y a ceux qui évitent de flamber
Se lancer dans les affaires, certains hésitent, le danger
C'est de garder ses doigts rangés au fond du sphincter, planqués

Changer, y a ceux pour qui c'est pas possible,
Ceux pour qui être soi-même, c'est une conception amovible
Y a ceux qui jettent la première pierre, d'autre la mettent à l'édifice
Toi, tu resteras difficile tant qu'on te met pas ta première bière

Y a celui qui fait l’alcool et y a celui qui le tise
Y a les vrais qui parlent pas et puis y a ceux qui le disent
La peur du ring, les vikings qui foncent dans le bordel
Veulent la vie de King, la routine est mortelle

On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents
On ne choisit pas non plus le trottoir où on va se péter les dents
C’est vrai qu’on ne choisit pas grand-chose au début
Mais faut qu’on se sorte les doigts du cul

Y a ceux qui vont au charbon, ceux qui font des barbecues
Y a ceux qui tournent sot et ceux qui sont sous écrous
Ceux qui sont ronds comme une bille alors qu'ils ne gagnent pas un rond
Ceux qui sont cons comme une quille mais qui réinventent la roue

Ceux qui se rendorment le matin, retournent aux rêves alités
Ceux qui se lèvent pour les vivre dans la réalité
Y a ceux qui attendent, qui se lamentent sur leur vécu
Ceux qui vivent leur seconde vie car ils ont vu qu’on en avait qu'une

Même sans Red Bull faut prendre le taureau par les burnes
Y a ceux qui sautent sur l'occase et d'autres qui sursautent
Donc faut se sortir les doigts du cul bon sang, c'est du bon sens
Y a ceux qui sortent un tube et ceux qui durent longtemps

Non on ne choisit pas sa famille, gros
Mais c'est la vie pas le paradis, faut
Avoir les pieds sur terre pour tenter de sortir
La tête hors de l'eau

On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents
On ne choisit pas non plus le trottoir où on va se péter les dents
C’est vrai qu’on ne choisit pas grand-chose au début
Mais faut qu’on se sorte les doigts du cul

Les Parasites

Il est temps,
Fini la belle vie accomplie en dilettante
Planquez-vous la ville est grande
C’est la merde, c’est la guerre et l'Onem vise les tempes

Laisse le peuple à l’abandon
Vas-y, mais le chômeur il a bon dos
Restons entre nous, gens de bon ton
Qu’on soit con et riche, c’est le combo

Ouais ma chérie, je suis chômeur et je suis désolé
Faut pas que je me case, je dois rester comme isolé
Dans ce bordel où t’es quelqu’un quand t’allonges
C’est ceux qui se serrent la ceinture qui doivent baisser le pantalon

Ca gratte, ça gratte, ça gratte, c’est les parasites
Tu sens que ça gratte, ça gratte, ça gratte, c’est qu’y a des parasites

Un matin, tu te réveilles, on te dit « c'est la chasse aux chômeurs »
Tu dis « merde, quoi répète ? », on te dit « c'est la chasse aux chômeurs »
Tu comprends pas, tu fais pas de bruit, pas d'odeur
On te dit « non mais c'est pas toi, c'est la faute aux fraudeurs »

Et de tous les parasites qui aiment resquiller pour toucher
Commence par travailler avant de gratter
C'est celui qui dit qui est, c'est pas prêt de bouger
L'argent, c'est pas gratuit, tu peux te gratter

Ca gratte, ça gratte, ça gratte, c’est les parasites
Tu sens que ça gratte, ça gratte, ça gratte, c’est qu’y a des parasites

Les banquiers, les courtiers, c'est nos parasites
Les multinationales, c'est nos parasites
Leur politique antisociale, celle qui parasite
Tout est relatif alors c'est qui les parasites ?

Oh oui, tu peux toucher le salaire d'un politique
4 ans de mandat, faut quand même être rapide
Pour rincer tous les proches et orienter les subsides
Se remplir les poches en détournant l'argent du fisc

Tu sens que ça gratte au niveau de la sécu
Qui sont les vrais parasites, le sais-tu ?

Ca gratte, ça gratte, ça gratte, c’est les parasites
Tu sens que ça gratte, ça gratte, ça gratte, c’est qu’y a des parasites

Ca gratte hein ? Les banquiers, les politiciens, les courtiers, les spéculateurs, les patrons, les fonctionnaires, les investisseurs, les multinationales, l'industrie pharmaceutique, et j'en passe et des meilleurs !

Rêve américain

On veut partir près de la Big Apple, pas devenir des petits rappeurs
Le quotidien est chiant, on veut tenter la grande vie d'acteur,
Prendre des bonnes résolutions, changer pour d'autres horizons,
Il est temps qu'on se tire ailleurs

J’ai troqué Liège Town et ses trottoirs qui puent la pisse
Contre Manathan, le grand show du dollar et de ses actrices
C’est la grosse pomme oui, je veux la croquer de tous mes chicos
Squatter Wall Street, faire plein de crédits pour en oublier que je suis pauvre

Plus les mêmes gars et ça se sent,
Faut juste qu'on travaille notre accent
Nous voilà lancés en Bentley, le moteur rugissant sans cesse
Ouais sans cette caisse on s'embêterait

La grande vie dans une grande ville où ma grande gueule se montre
Où la grandeur de l’homme se juge à la grandeur de sa montre
Et qui a dit qu’il fallait vivre ensemble ?
Moi je vous emmerde dans ma caisse qui fait 20 litres aux cent

Ici tout nous tombe dans les mains
On ne se contente plus de rien non, on veut plus qu'aller bien
Des blondes, du Sky et des trucs colombiens
On monte, on se donne le luxe qu'on vaut bien

Et ouais c’est grosses caisses, succès et cigares Cortès
Foie gras dans les M&M’s servis par Scorsese
Tapis rouge et cortège, bains de foule et de grosses liasses
La vita est mortelle, muchas gracias

On fly, au-dessus de l’Atlantique
De Manhattan à Brooklyn tout est magnifique
Et Ouais on fly…

Les Biftons (feat Shana Mpunga)

Mec on les cherche, au fond de nos poches,
Celles de nos proches mais y a walou
Paraît qu’il y en a sur les îles, dans les montagnes en Suisse 
Mais pas chez nous, t’es fou
Espèce en voie de disparition 
Paraît que le frère les a vus volés
Que la mère les a plus, que la sœur les adule
Que le père les a bus bourré

On a la phobie des boîtes aux lettres
On prend juste les promotions
Un recommandé, si t’as rien commandé
Comment dire, c’est jamais bon
Si on oublie qu’on les chope à crédit
C’est les huissiers qui nous le rappellent
Et si la fortune nous vient en dormant
Chez nous les emmerdes reviennent au réveil

Où sont les Biftons ?
Where is my money ?
Où sont passés les Biftons ?
Tell me where is my money ?
Mais où sont les Biftons ?
Where is my money ?
I need it right now, I need it right now

Non là c'est mort, tu veux tout savoir 
On les a vus vite fait par hasard
Ils faisaient de l'offshore ou de la voile
j'sais plus, dans un paradis fiscal
On a cru les connaître, ah foutaises
Ils nous faisaient des check, ouais en bois
Ah les mecs, ils se jettent par les fenêtres 
Il est temps qu'on arrête les dégâts

Parce qu'ils sont fourbes et farouches, sales ou blanchis
Ils rentrent vite quand les ventres se vident 
Ils foutent à genoux les salles de MJ
Même les entreprises
S'ils dorment, ils ne sont pas comptant
À l'état liquide, ils coulent entre les doigts 
Ils sont forts, font la pluie et le beau temps
Attendons qu'ils nous tendent les bras
Et tous les gens nous diront

Où sont les Biftons ?
Where is my money ?
Où sont passés les Biftons ?
Tell me where is my money ?
Mais où sont les Biftons ?
Where is my money ?
I need it right now, I need it right now

Every day
I work to be a rich man
Fighting to be free
And I’m running, running, running
Every day
I try to be a rich man
Fighting to be free
Money rules the world

Où sont les Biftons ?
Where is my money ?
Où sont passés les Biftons ?
Tell me where is my money ?
Mais où sont les Biftons ?
Where is my money ?
I need it right now, I need it right now

Ils sont fourrés dans les bars VIP
À éviter les artistes
Ont côtoyé les trafics et les stars
Du showbise au badtrip

Suspectés, sans alibi
Les deux mains scellées dans les colsons
De manière répétitive
Le commissaire pose sans cesse la question

Où sont les Biftons ?
Where is my money ?
Où sont passés les Biftons ?
Tell me where is my money ?
Mais où sont les Biftons ?
Where is my money ?
I need it right now, I need it right now

Forêt enchantée

On se baladait dans la forêt, on cherchait des framboises
On est tombé sur des tarés, les Walt Disney sont barges

Pendant qu'on se baladait, on s'est perdu
Oui mais c'est ta faute, quoi ? Merde, on est où là ?
Faudrait pas rester mais ils arrivent, trop tard
On s'est fait raquetter par les Aristochats

Dépouillés de la tête aux orteils
On se promène sans nos pompes et sans oseille
On voit Alice qui nous dit « wesh les gars,
Si vous voulez planer, sur moi j’ai quelques merveilles »

LSD, champignons, MDMA
Y a de la meth, des amphet et des exta 
Si vous balancez pas à cette pute de Blanche Neige
Ca reste entre nous mais moi, j’ai de la coke en extra 

Après avoir pris des champis à crédit
Soudain, on entend une fille qui crie
C’est la qu’elle nous dit « mais les gars, ça c’est pas grave
C’est le dernier tournage de Pinoccio Siffredi »

Viens, on s'arrache, tout ça me fout le cafard
C'est là qu'on tombe sur un barge, barbe et teint blafards
Pas de doute, c'est Dumbo ça, horrible
Avec sa bouille de clodo alcoolique

On a croisé Peter Pan qui faisait l’aumône complètement fini
Parait qu’il est sorti de 15 ans de taule pour pédophilie
Le Clochard a lâché la Belle pour lui choper sa maille
La Petite Sirène travaille en aquarium à Dubaï

Cendrillon est skyzo, elle parle à des oiseaux
Elle voit des sœurs tarées, bornées, qui la harcèlent
La Bête est zoophile et Bambi en profite
Crochet se gratte la couenne au sommet d'un gratte-ciel

Dumbo a mis ses cornes d’ivoire au clou, dette de poker
Le Roi Lion vieilli beaucoup, tête de Cocker
Le Bossu meurt en tirant son coup, trop pour le cœur
Merlin s’est mis un flingue dans la bouche, Harry Potter

Assis sur un chêne, deux vieux homos roupillent
Ah tiens, c'est Rox et Rouky
Ça va les vieux ? Vous avez morflé aussi
Cette forêt était mieux dans les années hippies

Le Bal des Zombies

J'ai plus de connexion alors j'erre sans but
Je cherche un truc à faire
Entre la cuisine et le salon je tourne en rond
Ca pue je perds la tête

Là c’est mon heure, homme inconsolable
J’ai plus aucune plaquette de bonheur, je suis comme un con seul à
Végéter dans le noir, je vis ma vie au ralenti
Trou de mémoire, puis je me rappelle que je pars en vrille

Je reste dans le vide et puis je mange que dalle
J’ai perdu tous mes amis, personne ne me demande « quetal »
Plus de famille, et ouais laisse tomber
Y’a que ma mère et ses regrets qui viennent boire chez moi pour s’estomper 

Y’a plus grand chose qui m’éclate, j’arrive même plus à voir un film
J’ai plus rien, je vaux plus rien, comme handicapé voire infirme
Inutile, aucune meuf, j’ai l’impression qu’elles m’évitent
Sa mère, je crois que je fais une dépression numérique

Mais qu’est ce qui m’arrive, je ne suis plus dynamique 
J’ai perdu ma ligne et tout ce qui m'anime
Oh, comme l’impression de perdre la tête
C’est la merde, rendez-moi ma connexion internet

Les muscles se raidissent et l'esprit cale
La voix s'éclipse, regard assombri
Les corps avancent en rythme et j’entre dans le bal
Ca y est ! Me voilà zombie parmi les zombies

Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies, pour la danse tous les corps sont à l'heure 
Les jambes, les bras bougent mais les têtes sont ailleurs
Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies…

Et voilà que je me retrouve dans la rue, autoguidage,
Sans Google Map, ouais j'ai des troubles de la vue
Je m'arrête, je demande le trajet à ce mec qui déambule,
Son regard vide me croise, sa tête ! Je me suis vraiment vu

Je culbute sur un poteau, me retourne et me barre en criant,
Faut que j'aille faire des courses manuellement,
Quel enfer sans l'e-shop, pour faire ses achats, c'est chaud
Je peux pas faire les choses dans cet état-là

J'ai trop la dalle, je me traîne vers une échoppe,
Pas de quoi payer, j'ai même pas un bitcoin
Sur moi, mon appli banque ne marche pas,
Il faut que je m'arrache de là

Le bouche à oreille c'est dégueulasse, et j'entrevois un cyber, super
Qu'est-ce que je préfère les partages et les likes,
Ports et âme usb, vide réalité, syouplè
Rendez-moi ma vie-rtualité

Les muscles se raidissent et l'esprit cale
La voix s'éclipse, regard assombri
Les corps avancent en rythme et j’entre dans le bal
Ca y est ! Me voilà zombie parmi les zombies

Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies, pour la danse tous les corps sont à l'heure 
Les jambes, les bras bougent mais les têtes sont ailleurs
Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies…

Je voudrais récupérer mes mots de passe et login
Même en câblé j'ai pas une ligne
Ne plus jamais danser dans le bal des zombies
Sans mes accès c'est pas une vie

Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies, pour la danse tous les corps sont à l'heure 
Les jambes, les bras bougent mais les têtes sont ailleurs
Le bal des zombies, où dansent tous ces corps damnés
Cherchent un sens à leur vie dans un décor fané
Le bal des zombies…

Monte le Level

Et tant que la couleur de peau ne sera pas égale à celle des yeux
Et tant que les hommes de pouvoir auront une position égale à celle des Dieux
Tant que les fuites de pétrole auront plus de valeur que le sang qui coule
Sans discours, on augmentera le level en espérant voir le vent qui tourne

No, no, no
Allez monte le level, c’est ça qu’ils n’auront pas
Babylone va tomber, on n’est pas seuls
No, no, no
Vas-y monte le level, c’est tout ce qu’il nous reste
On va faire la fête sans eux, c’est eux qui nous laissent

Monte le level plus fort que l’état policier
Les médias qui baratinent pour nous exciter
Les fachos qui endoctrinent pour nous décimer
On chante plus fort que leur plan d’austérité

Y a plus que ça à faire, qui nous l’empêche ?
Faut que ça pète dans nos têtes, plus fort que la gamberge
Soldat, y a plus moyen de se défiler
C’est le moment où faut que tu bouges comme un fêlé

Fais le fêlé
Danse comme un fêlé, vas-y bouge, vas-y fais le
Fais le fêlé
Danse comme un fêlé, bouge, vas-y fais le

No, no, no
Allez monte le level, c’est ça qu’ils n’auront pas
Babylone va tomber, on n’est pas seuls
No, no, no
Vas-y monte le level, c’est tout ce qu’il nous reste
On va faire la fête sans eux, c’est eux qui nous laissent

Monte le son qu’on n'entende plus les infos
Elles sont au même niveau que les Ch’tis à Monaco
Monte le level qu’on n'entende plus le réveil
Qui nous prend et nous ramène au monde réel

C'est ça qu'on aime
C'est quand tu veux pas mais que tu danses quand même
Quand y a pas d'ambiance mais que la basse t'emmène
Quand tu penses à rien mais que tu penses quand même
On refait la même (x2)

Fais le fêlé
Danse comme un fêlé, vas-y bouge, vas-y fais le
Fais le fêlé
Dans comme un fêlé, bouge vas-y fais le

No, no, no
Allez monte le level, c’est ça qu’ils n’auront pas
Babylone va tomber, on n’est pas seuls
No, no, no
Vas-y monte le level, c’est tout ce qu’il nous reste
On va faire la fête sans eux, c’est eux qui nous laissent

Fais péter les watts, fais péter
Balance la sauce, y en a marre qu'ils se servent avant, allez !
Fais péter les watts, fais péter
On nous prend pour des pions, on nous parle comme des cons à la télé
Fais péter les watts, fais péter
Parler de changement, manipuler les gens, les aliéner
Fais péter…
Continue d'augmenter, il est temps de leur montrer

Mets le level, augmente les décibels
Monte le level, mets les watts, il faut que ça gueule

No, no, no
Allez monte le level, c’est ça qu’ils n’auront pas
Babylone va tomber, on n’est pas seuls
No, no, no
Vas-y monte le level, c’est tout ce qu’il nous reste
On va faire la fête sans eux, c’est eux qui nous laissent

Eclate le riddim que les baffles en souffrent
Qu’on soit sourd, ouais limite que ça siffle en boucle

Rock It

On aurait dû faire du rock, wesh on aurait dû faire ça
Pas grave si on se lave pas et qu’on a les fringues hyper sales
En plus on aurait pu faire un gang de biker
Mais on a préféré claquer nos thunes dans des Nike Air

On aurait dû faire du rock, ouais j'arrête pas d'y penser
Pour sniffer des rails de coke sur des putes dans des bordels glauques
Ne jamais avoir entendu de rap français
Faire des pogos à la dure sous alcool à de mortelles doses

Troquer nos ruelles pour prendre la road again
Faire rugir nos bécanes, imagine la dégaine
Un putain de blouson de cuir qui superpose le marcel
Mais non, on a préféré faire les badboys de Marseille

Rock, on aurait dû faire du rock
Rock, mais comme des cons on fait du rap

Pour ne plus changer de slip et toujours garder le style
Même en train de gerber mes trippes dans ta garde-robe
On fout le feu comme des spécialistes
Au rap & roll, j'éclaire ma ville pour tous ceux qui dorment à peine la nuit

Toute la musique que j’aime
Elle vient de la Soul, du Reggae, des Sound systems
Toute la musique que j’aime
Elle vient de là, un petit quartier à coté d’Harlem

On a préféré mettre des vêtements trop grands
Se la jouer wesh, se laver les vech, parler en verlan
Fréquenter l'école du micro d'argent
Et casser les codes, faire bouger les seuf à ta grand-maman

Rock, on aurait dû faire du rock
Rock, mais comme des cons on fait du rap

Wesh la routine, toujours dans le rap, ici R.A.S.
On kick la mesure entre chômage et CPAS
Ou taf de merde, check on se démerde et puis tant pis pour
La BM, plutôt bohème par les temps qui courent

Toujours en transe, jamais dans la bonne direction
C’est le rock qui dirige la Terre mais peut-être que le rap peut diriger le monde
On est tous ensemble, tous ensemble
C’est la chaise musicale, fais tourner le sample dans tous les sens du terme

Rock, on aurait dû faire du rock
Rock, mais comme des cons on fait du rap

Bienvenue au Saloon

La belle sœur à Michel arrive direct de chez le coiffeur
Elle vient de faire les repousses de sa décoloration
A 10h c’est karaoké, y aura plein de chanteurs
Pour une dizaine de picons de bière, elle est mise en location

Et qui sera l’heureux élu, qui va péter Rosalie
A jeun résolus, c’est par après que vient l’envie
Qui va la pécho avant de sombrer, on sait pas les gars
Pour l’instant,  elle trinque à votre santé

Aujourd’hui, c’est le grand jour, Marcel a ses nouvelles jantes
C’est la frime, on a sorti la sono sur le parking
Janine en profite, ça part en car wash sexy
C’est vraiment pas de son âge les strings

Bref, barbec, patates, saucisses et bonne ambiance
Ca rit, à part Thierry, « je t’emmerde », tout le monde crie
Et pour les nouvelles jantes de Marcel, hey santé
Et quand on dit santé, on boit !

On boit, c’est ici qu’on s’allume
On boit, bienvenue au saloon,
On boit, tout le monde ici vous salue, rien que d’y penser on salive
C’est toujours mieux que dans son salon (2x)

Voila Jean-Paul avec son physique de King Kong
Ca fait déjà 3 fois qu’il éclate le Bingo
Raconte en boucle des histoires sur sa femme qu’il déforme
Quand elle était soi-disant bonne, qu’elle était bimbo

Bon Dieu quelle soirée, ça part en couille, ça rit
Ca tourne en fête de quartier quand le saloon s’anime
Tout le village est arrivé, ça grouille, ça crie
Pour tout dire, Jean-Mi a mis les bières au double du prix

On boit, c’est ici qu’on s’allume
On boit, bienvenue au saloon,
On boit, tout le monde ici vous salue, rien que d’y penser on salive
C’est toujours mieux que dans son salon (2x)

Et y a Chicket qui est là tiens, comme tous les jours
Toujours de bonne humeur qu’il perde aux cartes ou qu’il joue bien
Dans quelques verres aura dépassé sa barrière
On lui prendra ses clefs de bagnole, il dira comme la fois dernière

Bref, l’heure est à l’amour et aux bagarres de bar
Et si André pique du nez, c’est qu’il est tard le soir
On va réveiller tout ça non ? Hey, santé
Et quand on dit santé, on boit !

On boit, on boit, on boit
On garde le foie, la vie n’est pas si rose
On boit, ma foi, on boit
On boit, bienvenue au saloon

On boit, c’est ici qu’on s’allume
On boit, c’est toujours mieux que dans son salon
On boit, tout le monde ici vous salue,
Si toi aussi tu salives, soit le bienvenu au saloon

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